Bon! Une mise au point s'impose!
Je suis arrivée en Suisse après 3 semaines en Suède, une croisière à Oslo et une journée à Berlin! Beaucoup trop de choses à raconter, surtout considérant que je veux revenir sur la Suède qui m'a beaucoup marquée et que j'ai adorée! Même chose pour Berlin, qui, malgré un trop bref séjour, est un endroit où je dois absolument retourner!
Comme les dernières semaines ont surtout été accaparées par toutes sortes de trucs administratifs, sans parler quand même de l'école, je n'ai pas eu beaucoup de temps à consacrer à du zigonnage informatique! Je vais réessayer de mettre des photos sur le présent blogue et lorsque j'aurai réussi, je reviendrai sur toutes les péripéties susmentionnées.
Tout ça pour dire que je vais devoir me souvenir des innombrables chiens, poussettes, salons de coiffures, jours de pluie et pâtisseries suédois(es)... sur le fjord d'Oslo et le pire farniente imaginable... sur d'autres mésaventures à Copenhague... sur l'incroyable patchwork architectural qu'est Berlin Est... sans parler du Lac Léman et des courses d'aviron le samedi matin ("Allez, Frank, foooooonce!"), les cygnes, les collines lausannoises (et le mal aux fessiers et autres quadriceps!) sans parler des Alpes, des Alpes et encore des Alpes que, les jours bien ensoleillés ou nuageux (en fait quand il n'y a pas de brume...), je peux voir de la fenêtre de ma chambre, du bord du lac, de la bibliothèque de l'université, du centre-ville, de la cathédrale... de partout, quoi!
Et comme si tout ça n'était pas assez, il reste encore la virée à Lucerne de la fin de semaine dernière et le p'tit tour à Florence à partir de ce soir... pff... une chance que j'ai pas trop de travaux à préparer dans l'immédiat!!!
Et s'ajoutent à cela encore l'invasion québécoise en Suisse en général et dans ma résidence en particulier... l'immobilisme facial déroutant des professeurs suisses... les ânes sur le campus qui interrompent les cours de la façon la plus inattendue et cocasse possible... et la mythique et légendaire efficacité suisse (et j'insiste sur le "mythique"... puisqu'il s'agit bien d'un mythe!). Pour cette dernière, je me dois de citer mon incomparable mère : "Tu sais, les Suisses sont peut-être juste efficaces si on compare avec les autres Européens."... bien trop vrai. Un jour, je vais réussir à lui ressembler, autant pour son physique que pour sa sagesse!!!
Allez hop, cours dans 5 minutes!
jeudi 28 février 2008
mercredi 6 février 2008
Öresund (2-3 février 2008) et Copenhague
Je l'ai dit, je le redis, le climat, c'est pas le fort de la Scandinavie. Bon, on va leur donner une chance, c'est quand même l'hiver. Ce qui est bien avec ca, au fond, c'est que dès qu'il fait soleil, il devient impossible de faire autre chose que de se planter dehors et d'en profiter!
C'est donc ce qu'on a fait, Olivier et moi (après avoir dûment étudié les prévisions météo!) les 2 et 3 février. Armés d'un forfait nous permettant de faire le tour de l'Öresund (le détroit qui sépare le Danemark et la Suède) en deux jours, nous nous sommes arrêtés dans quatre villes différentes : départ de Lund en train, arrêt à Helsingborg, du côté suédois, traversier jusqu'à Helsingor au Danemark, train jusqu'à Copenhague et retour en train à Lund... et retour à Copenhague le lendemain!
Petite note : je reviendrai sur mon séjour à Lund plus tard, en incluant quelques trucs ici et là à propos de Malmö, la plus grande ville de la Skåne (la province la plus au sud de la Suède), affectueusement surnommée la "Windsor, Ontario" de la Suède par Julien, l'ami américain-mais-qui-vit-à-Montréal-et-attend-sa-citoyenneté-canadienne d'Olivier.
Après une petite heure de train à admirer la campagne suédoise, champs verts et jaunes valonneux et petites fermes rouges incluses, sans oublier de rigoler un peu des noms des villages suédois, nous sommes arrivés à Helsingborg, petite ville au coeur médiéval. La ville a été pendant des siècles un point de passage important entre la Suède et le Danemark. D'ailleurs, le sud de la Suède a déjà fait partie de l'empire danois.
En sortant de la gare, on est tout de suite accueillis par l'hôtel de ville et le bureau d'information touristique, situés dans ce charmant bâtiment :

Juste en face se trouve le port de la ville, où sont amarrés pour l'hiver d'innombrables bateaux de plaisance, de toutes les formes, de toutes les grosseurs et de tous les budgets! Personnellement, une des choses que j'aime le plus, c'est l'eau. Il fallait donc absolument que je m'en approche le plus possible. Alors en grande première, voici l'Öresund :

Juste en face se trouve le port de la ville, où sont amarrés pour l'hiver d'innombrables bateaux de plaisance, de toutes les formes, de toutes les grosseurs et de tous les budgets! Personnellement, une des choses que j'aime le plus, c'est l'eau. Il fallait donc absolument que je m'en approche le plus possible. Alors en grande première, voici l'Öresund :

Et oui, c'est aussi froid qu'il y paraît! Pour nous réchauffer, nous sommes retournés au centre-ville, question de s'abriter du vent et de nous réorienter :

Bon.... c'est sûr qu'une maquette qui montre la ville telle qu'elle était au milieu du 14è siècle, c'est pas l'idéal. Au moins, la grande tour qu'on voit au centre, en haut, existe toujours. On a donc décidé d'y monter, en passant par l'escalier que voici :

Assez imposant. En grimpant les marches, on a l'impression de faire un voyage dans le temps... et c'est d'autant plus vrai lorsqu'on tombe face à face avec... Ciel! Un Viking!
Voilà donc la tour de Kärnan, qui domine la ville depuis le 13è siècle. Forteresse danoise, puis suédoise, puis encore danoise et finalement suédoise (ouff!), elle servait, avec le château Kronborg du côté danois (dont il sera question plus loin) à contrôler le passage via le détroit de l'Öresund vers la mer Baltique.
Dernière vue d'Helsingborg avant de traverser justement vers Kronborg et le Danemark :
On a donc pris un traversier, qui traverse en 20 minutes (par grand vent et fort courant!) les 4 kilomètres qui séparent la Suède et le Danemark. Après deux bonnes heures à monter et descendre au gré des collines d'Helsingborg à pied, on a profité du traversier pour dîner et se préparer à une autre heure de marche à Helsingor (connue en anglais comme Elsinore) et entre les remparts du château de Kronborg.
En débarquant du traversier, on arrive directement à la gare qui nous mènera plus tard vers Copenhague. Pendant quelques minutes, je me suis répandue en éloges pour les systèmes de transport scandinaves, leur efficacité, leur propreté... il m'a fallu quelques minutes pour prendre le temps de bien regarder la gare et ajouter la beauté à tous ces qualificatifs :

Sans parler de l'intérieur... Disons que c'est là un bel avant-goût du reste de la ville. Un peu comme Lund et Helsingborg, une petite ville avec un coeur médiéval assez important, des rues piétonnières en abondance, de petits commerces (mais pas à petit prix!), peu ou pas d'intersections à angle droit... La seule différence, c'est que la moitié de la population de Lund est composée d'étudiants, ce qui crée une dynamique complètement différente... mais j'y reviendrai. Pour l'instant, pause Shakespeare au château de Kronborg (vu de l'intérieur du premier rempart et de l'extérieur du deuxième!) :

Sans parler de l'intérieur... Disons que c'est là un bel avant-goût du reste de la ville. Un peu comme Lund et Helsingborg, une petite ville avec un coeur médiéval assez important, des rues piétonnières en abondance, de petits commerces (mais pas à petit prix!), peu ou pas d'intersections à angle droit... La seule différence, c'est que la moitié de la population de Lund est composée d'étudiants, ce qui crée une dynamique complètement différente... mais j'y reviendrai. Pour l'instant, pause Shakespeare au château de Kronborg (vu de l'intérieur du premier rempart et de l'extérieur du deuxième!) :

Nous avons décidé de ne pas entrer pour visiter le château lui-même (pour cause de coût très élevé)... et n'avons pas été décus! On a fait le tour des remparts, à l'extérieur et à l'intérieur, où il y avait assez de panneaux d'interprétation pour me rendre heureuse. On a aussi eu accès à la cour intérieure du château, qui était vraiment impressionnante. Il y a différents endroits à l'extérieur et à l'intérieur du château où différentes troupes de théâtre présentent Hamlet en été. Au-delà de l'élément shakesperien (?), Kronborg a été construit au 15è siècle par Éric de Poméranie. Deux cents ans plus tard, Kronborg a été rénové et est ainsi devenu l'un des châteaux de l'époque de la Renaissance les plus importants d'Europe. D'un côté moins joyeux, il a aussi servi de prison pendant les 18è et 19è siècles. Dans les sous-sols se trouve aujourd'hui une statue d'Holger Danske, un guerrier qui, dit-on, y sommeille depuis des siècles et se réveillera le jour où le Danemark sera menacé par une force étrangère...
Enfin, pour terminer, quelques heures en fin d'après-midi à Copenhague. J'ai ici une collection un peu hétéroclite de photographies prises à différents moments : Olivier et moi y sommes allés un dimanche après-midi avec des amis, mais ce ne fut pas un très grand succès. Nous avons dû arrêter par un énorme centre commercial (le plus gros en Scandinavie) et on se serait cru de retour en Amérique! Le reste de la soirée n'a pas été bien différent, puisqu'on a seulement eu le temps de passer par l'artère touristique principale, Stroget.
Je me suis un peu ennuyée des petites rues et de l'atmosphère relaxe de Lund. Mais j'ai quand même réussi à rigoler un peu...

Tant mieux si vous avez tout de suite pensé à une enseigne d'un vendeur de souliers! Pour ma part, je n'ai pas osé y entrer sans gougounes. Sur le coup, je me suis dit "Y a ben juste au Danemark qu'on ferait une gaffe de même!". Vérification faite : selon Bree-de-Melbourne, il y en a aussi en Australie! M'enfin...
De retour à notre périple autour de l'Öresund : puisque ma première expérience à Copenhague n'avait pas été très concluante, je lui ai donné une deuxième chance. Dans le train d'Helsingor à Copenhague, Olivier et moi feuilletions notre Lonely Planet pour trouver des trucs à visiter, se faire un itinéraire... et le tout a été gâché par un moron (oui, oui, ils existent en Scandinavie! et en plus ils ont le droit de boire en public, incluant dans les transports en commun, ce qui n'aide en rien les choses!) qui nous a renversé sa bière dessus... Rien de bien grave, mais une fois le plus gros rincé dans les toilettes de la première classe (oh que oui!)... on a gelé comme des rats en sortant du train! Après un petit tour rapide du côté des canaux qui bordent Copenhague, on a repris le train et on est retournés en Suède faire du lavage, nous réchauffer... et dormir! On a refait le plein d'énergie pour mieux repartir le lendemain. En attendant : photo de l'Opéra de Copenhague.
Et c'est ainsi que l'on re-traversa l'Öresund le lendemain matin, ce qui m'a permis de m'émerveiller une nouvelle fois devant l'abondance d'éoliennes (j'en avais apercu quelques unes pendant la traversée de la campagne suédoise en train)... même dans l'eau!
Finalement, le dimanche à Copenhague aura valu la peine : on a fait deux musées, vu de bien belles choses (des Rodin, des Gauguin et d'autres encore dont j'oublie le nom) et beaucoup plus apprécié Copenhague. On y retourne d'ailleurs en revenant d'une virée-éclair à Oslo mardi prochain. On essaiera de sortir des coins touristiques et de voir un peu les quartiers autour en transport en commun. On verra si le reste de la ville est aussi beau que Nyhavn :
Et voilà! Je vais profiter de mes derniers jours à Lund et écrirai un petit quelque chose là-dessus plus tard (en même temps que mes premières impressions de la Suisse... m'enfin, on verra!). Je vais célébrer le tout ce soir avec des boulettes suédoises! (À essayer dans un IKEA près de chez vous.)
Parlant de gastronomie suédoise, je vous laisse sur le dessert : j'ai découvert ici autre chose que l'éternelle brioche à la cannelle (qui vaut quand même le détour!). Pendant la période qui précède traditionnellement le Mardi Gras (je dis bien traditionnellement, parce que ce n'est plus vraiment célébré ici aujourd'hui!), les petits cafés et restos servent une pâtisserie affreusement décadente (et tout à fait dans mon registre, c'est-à-dire grassouillet et pas trop sucré!). Qu'on les appelle fastlagsbullar ou semlor, il s'agit de petits pains ronds au blé, assaisonnés à la cardamome. On les décapite et les évide joyeusement, question d'y verser une généreuse cuillerée de garniture aux amandes, qu'on recouvre de crème fouettée. On leur replace le capuchon et on saupoudre avec grâce et sucre à glacer. J'en suis devenue accro. Mais mes jeans me font encore. Fait que.
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